Synode de Gouda, avril 1694, article 25 :

« Notre Très Honoré Frère David Martin, Pasteur de l’Église d’Utrecht et Président de ce Synode a fait entendre à la Compagnie que depuis plusieurs années il avait travaillé avec toute l’application et l’exactitude dont il a été capable, à faire des Notes Françaises sur tout le Nouveau Testament, dans lesquelles il s’est proposé d’éclaircir les passages les plus difficiles, tant en ce qui regarde la Littérature sacrée que la Théologie, et qu’étant sur le point de faire imprimer lesdites Notes marginales avec le Texte du Nouveau Testament, selon la Version ordinaire de nos Églises ; mais retouchée en quelques endroits pour un plus grand éclaircissement. Il a demandé sur cette édition les sages avis de la Compagnie, sur quoi les Députés des Églises Examinatrices, à qui le dit Sieur Martin avait envoyé ses cahiers, ayant confirmé de vive voix l’approbation qu’ils avaient donné par écrit à cet ouvrage : Et plusieurs Membres de la Compagnie qui en ont eu connaissance, ayant rapporté plusieurs choses, qui font connaître l’utilité, que nos Églises en peuvent recevoir ; Elle a témoigné unanimement à Monsieur Martin l’édification qu’elle avait d’apprendre qu’il ait travaillé, comme il l’a fait, avec succès à l’intelligence de Nouveau Testament, de quoi elle le loue et en bénit Dieu, et l’a prié de ne différer pas plus longtemps l’édition, qu’il s’est proposé d’en faire. Elle l’a de plus exhorté à faire de semblables Notes sur le Vieux Testament ; et même de faire part au Public des Remarques Critiques et importantes sur plusieurs passages difficiles de l’Écriture et autres sujets, sur lesquels plusieurs ont témoigné que ledit Sieur Martin a des vues, qui ne peuvent être qu’utiles à l’Église ; priant qu’il lui donne pour un si bon dessein tout le secours et la santé dont il a besoin. »


Synode de Goes (Zealand), août 1694, article 19 :

« A la lecture de l’Art. 25 [du Synode de Gouda] la Compagnie expliquant son intention au sujet de l’impression que veut faire Notre Très Cher Frère Monsieur David Martin d’un Nouveau Testament avec des notes, entend que les changements, qui pourraient être faits à la version pour l’éclaircir, soient mis à la marge, ou dans les notes, et non pas dans le Texte. »


Synode de Leewarden, samedi après-midi 24 mai 1710, article 32 :

« … que nous avons déjà dans ce Pays une Version revue et corrigée de notre Bible, dont on se sert même dans quelques Églises, et qui est familière à plusieurs de nos Fidèles, faite par Notre Très Cher Frère Mr. Martin Pasteur d’Utrecht, dont la personne et les travaux sont si connus, et si estimés au milieu de nous ; et que le Synode de Tergau [Gouda] en 1694, avait exhorté et encouragé notre dit Frère à continuer et poursuivre l’Ouvrage qu’il avait alors commencé d’une nouvelle Edition de la Bible aves des Notes : Elle a cru qu’il serait bon de l’indiquer aux Églises, comme une des plus propres que l’on puisse trouver, pour remplir le dessein qu’avaient eu les Synodes précédents, et pour être choisie entre les autres. Le Synode ne prétend pourtant nullement par cette indication gêner la liberté des Églises qui doivent jouir pleinement du droit qu’elles ont de choisir chacune entre les Editions déjà reçues celle qui leur paraitra la plus commode : mais elles sont priées de faire attention, que si l’on n’a pas jusqu’ici recommandé la Bible de Mr. Martin, c’est qu’étant d’un trop grand prix pour l’acheter facilement, elle ne paraissait pas pouvoir servir aisément à l’usage des Eglises au lieu que le Synode ayant été averti, qu’on en va faire actuellement une Edition in-4 qui sera d’un prix modique, l’achat en sera facile ; d’ailleurs cette Révision a été faite sur l’Edition de Blaeu de 1687, que le Synode indiquait, pour servir de matière à la correction proposée. Enfin comme le dessein de Mr. Martin dans cette Révision a été le même que celui que le Synode se proposait, si les Églises sont contentes de ce travail, après s’en être servies, il serait inutile d’en entreprendre un nouveau ; les Églises pourraient envoyer leurs Avis là dessus dans la suite, à mesure que cette Bible leur sera connue, en conservant pourtant leur entière liberté, comme il a été déjà dit ».


Synode de Rotterdam, septembre 1712, article 30, alinéa 4 :

« Afin de conserver d’un coté la Liberté des Églises ; et de l’autre, afin de ne s’éloigner pas trop de l’uniformité qu’on souhaite. La Compagnie avertit, que pour l’usage public des Églises il serait à propos de choisir autant que cela pourra se faire, les Éditions de la Bible de Genève qui ont été revues jusqu’à l’an 1687, inclusivement. »


Source: Lay Bibles in Europe 1450-1800. By Mathijs Lamberigts. Peeters Publishers. P 279-296