MARTIN 1707

Extraits des décisions des synodes tenus entre 1694 et 1712

Synode de Gouda, avril 1694, article 25 :

« Notre Très Honoré Frère David Martin, Pasteur de l’Église d’Utrecht et Président de ce Synode a fait entendre à la Compagnie que depuis plusieurs années il avait travaillé avec toute l’application et l’exactitude dont il a été capable, à faire des Notes Françaises sur tout le Nouveau Testament, dans lesquelles il s’est proposé d’éclaircir les passages les plus difficiles, tant en ce qui regarde la Littérature sacrée que la Théologie, et qu’étant sur le point de faire imprimer lesdites Notes marginales avec le Texte du Nouveau Testament, selon la Version ordinaire de nos Églises ; mais retouchée en quelques endroits pour un plus grand éclaircissement. Il a demandé sur cette édition les sages avis de la Compagnie, sur quoi les Députés des Églises Examinatrices, à qui le dit Sieur Martin avait envoyé ses cahiers, ayant confirmé de vive voix l’approbation qu’ils avaient donné par écrit à cet ouvrage : Et plusieurs Membres de la Compagnie qui en ont eu connaissance, ayant rapporté plusieurs choses, qui font connaître l’utilité, que nos Églises en peuvent recevoir ; Elle a témoigné unanimement à Monsieur Martin l’édification qu’elle avait d’apprendre qu’il ait travaillé, comme il l’a fait, avec succès à l’intelligence de Nouveau Testament, de quoi elle le loue et en bénit Dieu, et l’a prié de ne différer pas plus longtemps l’édition, qu’il s’est proposé d’en faire. Elle l’a de plus exhorté à faire de semblables Notes sur le Vieux Testament ; et même de faire part au Public des Remarques Critiques et importantes sur plusieurs passages difficiles de l’Écriture et autres sujets, sur lesquels plusieurs ont témoigné que ledit Sieur Martin a des vues, qui ne peuvent être qu’utiles à l’Église ; priant qu’il lui donne pour un si bon dessein tout le secours et la santé dont il a besoin. »


Synode de Goes (Zealand), août 1694, article 19 :

« A la lecture de l’Art. 25 [du Synode de Gouda] la Compagnie expliquant son intention au sujet de l’impression que veut faire Notre Très Cher Frère Monsieur David Martin d’un Nouveau Testament avec des notes, entend que les changements, qui pourraient être faits à la version pour l’éclaircir, soient mis à la marge, ou dans les notes, et non pas dans le Texte. »


Synode de Leewarden, samedi après-midi 24 mai 1710, article 32 :

« … que nous avons déjà dans ce Pays une Version revue et corrigée de notre Bible, dont on se sert même dans quelques Églises, et qui est familière à plusieurs de nos Fidèles, faite par Notre Très Cher Frère Mr. Martin Pasteur d’Utrecht, dont la personne et les travaux sont si connus, et si estimés au milieu de nous ; et que le Synode de Tergau [Gouda] en 1694, avait exhorté et encouragé notre dit Frère à continuer et poursuivre l’Ouvrage qu’il avait alors commencé d’une nouvelle Edition de la Bible aves des Notes : Elle a cru qu’il serait bon de l’indiquer aux Églises, comme une des plus propres que l’on puisse trouver, pour remplir le dessein qu’avaient eu les Synodes précédents, et pour être choisie entre les autres. Le Synode ne prétend pourtant nullement par cette indication gêner la liberté des Églises déjà reçues celle qui leur paraitra la plus commode : mais elles sont priées de faire attention, que si l’on n’a pas jusqu’ici recommandé la Bible de Mr. Martin, c’est qu’étant d’un trop grand prix pour l’acheter facilement, elle ne paraissait pas pouvoir servir aisément une Edition in-4 qui sera d’un prix modique, l’achat en sera facile ; d’ailleurs cette Révision a été faite sur l’Edition de Blaeu de 1687, que le Synode indiquait, pour servir de matière à la correction proposée. Enfin comme le dessein de Mr. Martin dans cette Révision a été le même que celui que le Synode se proposait, si les Églises sont contentes de ce travail, après s’en être servies, il serait inutile d’en entreprendre un nouveau ; les Églises pourraient envoyer leurs Avis là dessus dans la suite, à mesure que cette Bible leur sera connue, en conservant pourtant leur entière liberté, comme il a été déjà dit ».


Synode de Rotterdam, septembre 1712, article 30, alinéa 4 :

« Afin de conserver d’un coté la Liberté des Églises ; et de l’autre, afin de ne s’éloigner pas trop de l’uniformité qu’on souhaite. La Compagnie avertit, que pour l’usage public des Églises il serait à propos de choisir autant que cela pourra se faire, les Éditions de la Bible de Genève qui ont été revues jusqu’à l’an 1687, inclusivement. »


Source: Lay Bibles in Europe 1450-1800. By Mathijs Lamberigts. Peeters Publishers. P 279-296




David Martin (1639-1721) - ENGLISH

La Sainte Bible par David Martin. Edition 1707.

“ David Martin (1639-1721) acquired a popular name in the Reformed communion of France, by the corrections he made in the ancient versions of the Bible. His translation, without being exempt from faults, is still the one gives with the most fidelity and simplicity the force of the original text. He had been invited by the synod of the Walloon churches, in 1694, to undertake this work, and to add to it critical comments. Thirteen years after, he published his new edition of the Bible in two volumes, folio.

He had made the French languages a particular study. “ He had such a knowledge of the rules and the niceties,” says Nicéron, “that he was able to furnish remarks and observations to the French Academy. He sent these to them when he was to issue the second edition of his Dictionary. The letter of thanks which the Academy wrote him shows the esteem in which they held his criticism.”

David Martin twice refused to become professor; but he took pleasure in giving lessons in Theology, at his house, to the young students of Utrecht. At the age of eighty years he preserved still much of his mental vigor. The 7th of September, 1721, he preached on Providence, with a power which astonished his auditors; but when the sermon was finished, he could descend from the pulpit only by supporting himself on the arms of his friends, and two days after he breathed his last. This pious theologian had always desired to die in going from the house of God. ”

— Guillaume-Adam DE FÉLICE Société des livres religieux de Toulouse. 1851, E. Walker. p. 467,468.


The French Holy Bible printed in 1707

“ Among the other ministers, who brought Dutch and Walloon preaching to perfection, David Martin, (…). The former, appointed preacher at Utrecht, published a translation of the Bible, which was universally adopted by the French churches of Holland, Switzerland, and England. Considered as a classical work; and the French Bibles, spread through the whole world by the London Bible Society, are, to this day, no more than repeated editions of the work of this pastor. ”

Charles Weiss, History of the French Protestant Refugees , from the Revocation of the Edict of Nantes to Our Own Days. 1854. Stringer & Townsend. p. 83.


« “An esteemed protestant version, the notes of which superseded those of Desmarets. There is a quarto edition, without notes.” – Formey’s Conseils pour former une Bibliothèque.
“Mr. Martin revised the Geneva edition of the French bible, and corrected it so materially, that it is frequently considered as a new translation. The short notes contain much good sense, learning, and piety.” – Horne’s Introduction to the Study of the Scripture, vol 2, (Appendix) p.201. London, 1828. »

The French Librarian or Literary Guide. By L. T. Ventouillac. 1829. Treuttel, Würtz , Treuttel, jun. and Richter. London. P.13


« The Geneva Bible is confessedly the most elegant French version extant ; but many Protestants have wished that it were a little more literal, and they continue to prefer David Martin’s revision of the Genevan version of the French Bible » - See Rev. T. H. Horne.

Assemblée générale du 26 novembre 1866. By By Association Réformiste. 1835. p. 22.