Le pasteur Martin reçut du procureur général de Joigny l’ordre de s’absenter, sans quoi le ministre devait être capturé. Le pasteur délibéra avec les anciens de chaque lieu de sa circonscription, et le plus grand nombre décidèrent qu’il ne fallait point céder à la première injonction.

« Je continuai donc, écrit le pasteur Martin, à remplir mes fonctions, mais avec toutes les mesures que la prudence peut me suggérer ; je n’ai osé depuis habiter chez moi ; je cours de gîte en gîte comme on faisait du temps jadis. » (Lettre du pasteur Martin, 10 janvier. Mss. P. R.)

Histoire des Églises du Désert. Par Charles Coquerel., T. 2, Paris, AB. Cherbuliez. 1841. p. 522.